Qui décide des questions d’alimentation et de nutrition à l’échelle mondiale ? (Conseil de lecture)

Par Sylvestre YAMTHIEU

La question de savoir « qui décide des questions d’alimentation à l’échelle mondiale » est l’objet de l’édition 2012 de l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition. Cet observatoire est conjointement publié par trois Organisations non gouvernementales (ONG), à savoir Brot für Welt (Pain pour le monde), l’Organisation inter-églises de coopération au développement (ICCO) et Food First Information Action Network plus connue sous le nom de FIAN international. Cette dernière ONG a pour objet la promotion de droits humains, en particulier le droit à l’alimentation à travers des activités de plaidoyer et des campagnes d’information et de sensibilisation. Elle a pris part aux rencontres entre la société civile et les chercheurs organisées par le Programme européen de recherche Lascaux du 12 au 14 novembre 2012. Ces rencontres avaient vocation à croiser les points de vue des ONG et des chercheurs sur les moyens à mettre en œuvre pour la réalisation de la sécurité alimentaire.

Sur la forme, cette édition qui a pour sous-titre « les stratégies pour reprendre le contrôle » aborde les points relatifs à l’accaparement des terres, aux agro-carburants, à la sécurité alimentaire, au commerce international et à la spéculation. Elle comprend également quelques rapports nationaux et régionaux sur le suivi de l’application du droit à l’alimentation et à la nutrition.

 Sur le fond, ce texte montre que l’augmentation de la famine qui a pour conséquence la violation du droit à l’alimentation est due à la concentration du pouvoir de décision entre les mains d’une poignée de multinationales. Celles-ci décident de l’accès à la terre et aux ressources naturelles à la suite des investissements étrangers et des contrats d’exploitation des ressources génétiques. Dans le même temps, la financiarisation des marchés agricoles aboutit à la volatilité des prix des denrées alimentaires et la mise en œuvre des accords de libre échange nord-américain (ALENA) renforce davantage les inégalités entre les pays du Nord et les pays du Sud. La situation est plus préoccupante en Afrique où la famine continue d’augmenter malgré l’abondance des ressources naturelles.

Pour essayer de remédier à cette situation, l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition suggère que la participation des populations locales soit prise en compte au moment de la prise des décisions sur la gestion des ressources naturelles. À terme, l’objectif est de contrôler l’action des entreprises sur la chaîne alimentaire.

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