Les coulisses d’une étude scientifique sur les OGM

De l’ouverture du programme Lascaux aux sciences dures

Par P.-E. Bouillot

Lorsque l’on s’intéresse à l’alimentation comme nous le faisons dans le programme Lascaux, nos recherches s’effectuent principalement sur la base d’écrits. Assez classiquement, nous travaillons à partir de textes officiels (traités, règlements, lois…) et de leurs interprétations par les juges (la jurisprudence) et par la doctrine. Ces recherches sont également enrichies grâce aux rencontres et aux échanges avec d’autres chercheurs en droit issus de tous les continents. De manière accessoire, nos réflexions sont aussi influencées par les autres sciences humaines comme l’histoire, l’économie, la sociologie…

Naturellement,  nous sommes nettement moins à l’aise lorsqu’il s’agit de sciences dites dures (biologie, agronomie…). Pourtant elles occupent également une place essentielle dans la recherche de solutions aux crises alimentaires, qu’elles soient sanitaires ou relatives aux approvisionnements. Nous avons déjà fait quelques efforts pour nous familiariser avec ces domaines notamment à travers un séminaire sur la microbiologie.

Pour compléter cette ouverture aux sciences dures qui s’intéressent au secteur agroalimentaire, nous pourrons désormais consulter ce nouveau site Internet : OGM: les coulisses d’une étude scientifique. Il nous propose de suivre une étude scientifique indépendante sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), comme celles qui servent à l’évaluation des risques alimentaires.

L’objectif de l’étude est de savoir si un OGM est équivalent en substance à un organisme conventionnel. Dans l’affirmative, ces deux organismes peuvent alors être traités de la même manière en ce qui concerne leur sécurité (application du principe d’équivalence en substance). À ce titre, le site nous propose de suivre « à l’échelle d’un organisme entier [en l’espèce un champignon], les conséquences génétiques, métaboliques, morphologiques et fonctionnelles d’une modification génétique d’une part, et de l’exposition à une concentration sub-agricole de Roundup (herbicide le plus utilisé dans le monde) d’autre part, étant donné que 80% des OGM agricoles ont été génétiquement modifiés pour pouvoir absorber le Roundup dans leurs cellules sans mourir ».

En outre, cette étude s’inscrit dans une démarche de « recherche participative », qui favorise l’association de la recherche publique et des acteurs de la société civile. Dans ce cadre, au fur et à mesure de l’avancée de l’étude, des vidéos expliquant les différentes manipulations et leur intérêt scientifique seront mises en ligne.

Cette ouverture du programme Lascaux sur les sciences de la vie va également se poursuivre avec l’organisation d’un séminaire sur la thématique des OGM qui se déroulera probablement en juin.

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